Maternites Autorisees, Maternites Proscrites. : L'avortement, La Contraception Et Les Filles-meres A L'epreuve Du Droit Canonique Et Du Droit Seculier (xiie-xixesiecle).

Marjorie Coulas


français | 21-05-2026 | 409 pages

9782735131204

Livre


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Cette recherche analyse les enjeux juridiques, religieux et sociaux liés aux pratiques anticonceptionnelles et à la maternité hors mariage en France, du bas Moyen Âge au XIXe siècle. L'auteure part du rôle central de l'Église catholique dans la régulation de la sexualité féminine et de la procréation, rôle qu'elle met en perspective avec des scandales contemporains ayant ravivé son intérêt pour ces questions. L'objectif est de comprendre comment le droit canonique et le droit séculier ont encadré, sanctionné ou toléré les stratégies féminines de refus de maternité. La première partie retrace l'influence du droit canonique entre le XIIe et le XVIe siècle. Elle montre comment le mariage et la maternité constituent les piliers de la définition ecclésiale de la femme, tandis que toute pratique anticonceptionnelle relève du secret, de la magie ou de la sorcellerie. L'auteure rappelle également le poids des théories médicales antiques et les débats théologiques sur l'animation de l'embryon, qui façonnent la perception morale et juridique de l'avortement. La seconde section révèle la manière dont les théologiens ont progressivement imposé un contrôle strict sur la sexualité féminine, malgré l'absence de définition univoque du péché et du délit en matière de contraception ou d'avortement. La deuxième partie examine l'emprise croissante du pouvoir séculier entre le XVIe et le XIXe siècle. Sous l'impulsion royale, la procréation devient une affaire d'État, illustrée par l'édit d'Henri II sur la déclaration obligatoire de grossesse. Malgré des pratiques variables selon les régions, les femmes restent au coeur des soupçons, tandis que les débats religieux sur le statut du foetus se prolongent. À l'époque moderne, l'interdiction morale demeure forte, mais la contraception conjugale devient progressivement tolérée, contrairement à l'avortement, de plus en plus réprimé. La Révolution et l'Empire réaffirment le rôle central du mariage, renforcent le contrôle de l'État sur la maternité et criminalisent l'avortement, tout en maintenant une vision profondément nataliste. Au XIXe siècle, les préoccupations démographiques et le poids du catholicisme resserrent encore les contraintes pesant sur les mères célibataires, les sages-femmes et les pratiques de limitation des naissances. L'idée maîtresse de l'ouvrage réside dans la mise au jour du rôle déterminant de l'Église, puis de l'État, dans la construction d'un contrôle continu de la maternité. Parmi ses points forts : la richesse des sources, la variété des textes mobilisés, et une analyse fine des continuités et ruptures entre normativité religieuse et législation séculière.

Détails

Code EAN :9782735131204
Auteur(trice) : 
Editeur :Maison Des Sciences De L'homme
Date de publication :  21-05-2026
Format :Livre
Langue(s) : français
Hauteur :230 mm
Largeur :150 mm
Epaisseur :30 mm
Poids :400 gr
Stock :en stock chez le fournisseur
Nombre de pages :409
Collection :  54